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Pourquoi avons-nous des douleurs au dos ?

Pourquoi avons-nous des douleurs au dos ?

Le fonctionnement du dos

Outre les muscles du dos eux-mêmes, plusieurs autres parties du corps sont importantes pour avoir un dos souple et droit :

  1. De quoi proviennent les douleurs de dos ?
  2. Le bassin et l’articulation sacro iliaque
  3. La colonne vertébrale
  4. La ceinture scapulaire en relation avec les bras
  5. Le diaphragme et le méridien de la ceinture
  6. Les muscles du ventre

Le dos forme un ensemble, si nous prenons l’image du bateau,  la colonne vertébrale représente le mât, le bassin la coque du bateau.

Au sommet de ce mat telle une bôme de bateau mais placée en haut au lieu d’en bas se trouve les clavicules reliées par l’acromion aux omoplates et permettant de bouger les bras dans beaucoup de directions.

Le tout est maintenu ensemble par de nombreux muscles et ligaments qui tout en permettant les mouvements doivent aussi limiter l’amplitude de certains d’entre eux afin de préserver l’intégrité de la structure osseuse.

  1. De quoi proviennent les douleurs de dos ?

Les douleurs proviennent souvent soit d’un mauvais positionnement du squelette soit d’une stagnation d’énergie dans une région du corps.

Une trop grande sédentarité peut en être à l’origine. Lorsque nous bougeons nous sécrétons du liquide synovial qui lubrifie nos articulations, de plus, nous favorisons la circulation du sang et de l’énergie dans le corps. C’est pourquoi les étirements et certains sports doux sont efficaces pour lutter contre les problèmes de dos.

 Des gestes contraignants ou répétitifs peuvent aussi engendrer des douleurs, mais très souvent on retrouve des raisons émotionnelles sous-jacentes à une douleur de dos car la colonne vertébrale est reliée par la moëlle épinière à notre cerveau et par les nerfs à tout notre système nerveux sensitif.

Nos émotions agissent sur nos organes qui sont eux-mêmes attachés à notre colonne vertébrale et répercutent donc leurs tensions sur celle-ci. Par exemple, les peurs figent les reins, la colère fait stagner la région du foie, les problèmes affectifs durcissent le cœur, se faire trop de soucis affaiblit la rate et le pancréas. Toute stagnation ou carence d’énergie peut engendrer des raideurs musculaires importantes et souvent profondes.

Lorsque nous nous crispons face à des situations que nous vivons mal nous contractons parfois nos muscles profonds du dos (multifides et rotateurs) créant ainsi des douleurs car ces muscles figent les vertèbres nous empêchant d’avoir un dos souple à l’image de nos difficultés d’adaptation à la situation que nous subissons.

  1. Le bassin et l’articulation sacro iliaque

La colonne est reliée au sacrum et donc c’est comme si elle était assise sur le bassin posée entre les deux os iliaques.

La souplesse du sacrum et du bassin vont jouer un rôle d’amortisseurs pour rendre les chocs de la marche, de la course et des sauts moins traumatisants pour toute la colonne vertébrale.

Pour détendre le sacrum on va étirer les muscles fessiers qui se rattachent d’un côté au sacrum de l’autre à la tête du trochanter ou à l’ischion, ainsi que les ligaments sacro iliaques et sacro tubéraux (ischions).

Pour libérer le bassin on peut étirer les muscles fessiers, iliaques, le carré des lombes, les ischios jambiers, les psoas, les abducteurs…

Déjà avec un bassin souple, le dos va commencer à aller mieux.

Pour être bien maintenue, la colonne est bien harnachée de tous les côtés comme par des ceintures et des tendeurs qui tout en lui donnant la souplesse de bouger la maintiennent en place. Sans les muscles qui s’attachent aux os le squelette tomberait.

Par contre, si certains muscles sont trop contractés, cela place le squelette en position inconfortable. Entrainant douleurs articulaires, usure prématurée des cartilages, limitation des mouvements, raideurs, douleurs tendineuses ou musculaires.

  1. La colonne vertébrale

Les vertèbres sont attachées entre elles par de petits muscles les multifides et les rotateurs qui ajustent les mouvements des vertèbres les unes par rapport aux autres, et les maintiennent en place tout en permettant les rotations, inclinaisons, flexions…

Les 7 cervicales sont faites pour tourner avec beaucoup d’amplitude de mouvement, la seule direction à éviter est celle de pencher la tête trop en arrière car leur anatomie n’est pas faite pour cela et çà pourrait contraindre trop les cartilages entre les épines dorsales.

Les 12 dorsales sont surtout faites pour les flexions latérales, et les rotations.  Les flexions antérieures mais pas trop les hyperextensions en arrière.

 Les 7 1ères dorsales sont moins mobiles car les cotes qui s’y rattachent sont aussi rattachées au sternum. De D8 à D12 nous avons davantage de mobilité car les cartilages des côtes sont plus longs ou ce sont des côtes flottantes.

Les 5 lombaires sont surtout faites pour se pencher en arrière mais pas pour faire des rotations. Pour cela vaut mieux tourner le buste, la tête ou engager les jambes dans une autre direction.

Nous avons des points charnières auxquels nous avons une plus grande mobilité :

C0 C1 (C = Cervicale)

C1 C2

C7 D1 (D= Dorsale)

D12 L1 (L = Lombaire)

L5 S1 (S = Vertèbres sacrées au sacrum)

  1. La ceinture scapulaire et les bras

Nous avons parlé du socle du dos : le bassin et le sacrum. Du mât la colonne vertébrale, maintenant parlons de la ceinture scapulaire.

La ceinture scapulaire c’est l’interaction qu’il y a entre la clavicule, l’omoplate, les cervicales, les 1ères dorsales et les bras.

Si une clavicule est plus haute que l’autre à cause d’un muscle qui se contracte trop (subscapulaire, élévateur scapula, sous claviculaire) cela va entrainer non seulement l’épaule mais aussi les cotes. Le corps va bien sûr essayer de compenser cette erreur en contractant les muscles opposés pour redresser le dos.

Les muscles placés à l’avant de la ceinture scapulaire ont tendance à tirer l’épaule en avant (petit et grand pectoral, dentelé antérieur) pour compenser, les muscles postérieurs vont souvent trop se contracter afin de nous maintenir droits (petits et grands rhomboïdes, trapèzes).

 5. Le diaphragme et le méridien de la ceinture

Un autre aspect important qui concerne le dos, c’est le diaphragme et le méridien de la ceinture.

Le diaphragme permet d’avoir une respiration plus profonde lorsqu’il est détendu. Le nerf phrénique commande le diaphragme, il permet de le contracter et de le relâcher pour pouvoir inspirer. Quand le diaphragme descend les poumons se remplissent mieux.

Comme il s’attache sur les vertèbres lombaires supérieures et sur certaines côtes, il agit également sur les douleurs de dos. De plus en étant trop contracté il empêche l’énergie de bien circuler entre le haut et le bas du corps créant ainsi des zones de carences et des zones de trop plein d’énergie qui stagne faute de pouvoir circuler entre le haut et le bas. C’est souvent pour des raisons émotionnelles que le diaphragme se bloque car il est relié aux nerfs vagues qui envoient des signaux qui le contractent en cas de stress. Le rôle du nerf vague est d’ajuster notre système nerveux parasympathique et orthosympathique

  1. Les muscles du ventre

Les muscles abdominaux sont constitués des 4 muscles suivants :

  • Grand droit
  • Oblique externe
  • Oblique interne
  • Transverse

Ces muscles s’étendent du thorax à la partie supérieure du bassin, ils interviennent dans la flexion, l’inclinaison, la rétroversion du bassin et la rotation du tronc.

Dans la vie de tous les jours, des muscles abdominaux bien renforcés aident à une bonne posture et préviennent les douleurs dorsales car ils maintiennent en place les organes ou viscères qui eux-mêmes sont attachés aux vertèbres. C’est pourquoi la marche, la natation, le yoga, la gym Pilates, les abdos statiques vont avoir d’excellentes répercutions sur la tonicité du ventre et la détente du dos. Si le ventre est trop relâché, les lombaires deviennent dures. Le but est de maintenir un équilibre entre la tonicité des muscles antérieurs et postérieurs du corps.

Conclusion :

Le dos actionne de perpétuels réajustements entre le haut et le bas, l’avant et l’arrière du corps, se servant également du milieu pour réguler le haut et le bas. Un équilibre entre gainage et souplesse s’organise savamment. Et nos émotions agissent dans la profondeur de manière très puissante sur toutes nos positions internes.

Texte écrit par Géralde OLIVARES Praticienne de Shiatsu le 15 janvier 2024

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